Mobilité d'élèves de lycée professionnel en Lombardie (Mars 2026)

Le lycée professionnel Jean Monnet à Juvisy-sur-Orge a organisé une mobilité européenne en Lombardie grâce à l’appel à projets lancé par la DAREIC. Six élèves répondent aux questions de deux stagiaires de seconde.

Cette interview a été réalisée par Léonore, élève au lycée Rabelais de Meudon, et par Mattéo, élève au lycée Jules Hardouin Mansart de Saint-Cyr, dans le cadre du stage de seconde qu’elles ont effectué à la DAREIC en juin 2026.

En mars 2026, le lycée professionnel Jean Monnet à Juvisy-sur-Orge (91) a organisé une mobilité européenne grâce à l’appel à projets lancé par la DAREIC. Douze élèves sont parties en Lombardie dans le cadre d’un partenariat avec l’Instituto Primo Levi de Seregno. Six d’entre elles, Esther, Emanuela, Kaïlla, Eowyn, Anna et Mona, ont accepté de répondre à nos questions. Elles sont en Bac Pro Métiers de la Mode et du Vêtement (MMV).

Où et quand avez-vous effectué votre mobilité ?
Nous sommes parties juste après les vacances de printemps, pendant une semaine environ. Nous sommes allées à Monza, Milan, Seregno et Côme.

Apprenez-vous l’italien ?
Non, mais avant de partir, notre professeur, monsieur Boigné, nous a initiées à l’italien. Sur place, nous avons appris quelques mots, mais nous avons principalement parlé anglais.

Comment votre séjour s’est-il passé avec vos partenaires italiens ?
C’était bien, nous avions envie de communiquer et d’apprendre des choses. Certains Italiens avaient très envie de faire notre connaissance, et d’autres n’osaient pas. Il y avait parfois de la timidité. La barrière de la langue a aussi joué à certains moments. Par contre, nous sommes plusieurs à avoir gardé le contact sur les réseaux sociaux.

Quelle était la thématique de votre mobilité ?
Toute notre mobilité était tournée vers la mode. Nous avions un planning bien précis : cours partagés, visites d’entreprises et de musées autour de cette thématique.

Les cours de la voie professionnelle en Italie sont-ils différents de ceux en France ?
Oui, les cours sont très différents. Nous avons découvert que les élèves italiens ne pouvaient pas utiliser de machine à coudre avant 18 ans. Donc, en classe, ils utilisent des métiers à tisser. Nous avons appris comment tisser sur des métiers manuels et comment coudre à la main. En France, nous faisons plus de pratique, alors qu’en Italie, c’est plus de l’analyse et de l’histoire de la mode. 

Musée Armani

Avez-vous eu des activités communes avec vos partenaires ?
Nous sommes partis à Côme avec les élèves italiens pour voir une usine de production de soie qui travaille pour les maisons de luxe. C’était bien, parce que cette usine n’accueille pas de visiteurs habituellement. Nous avons eu ce privilège grâce à la professeure principale italienne qui travaillait dans l’entreprise avant d’enseigner. Nous sommes aussi allées à Milan pour visiter plusieurs musées, comme le musée du Costume et de la Mode au Palazzo Mirando ou l’exposition Armani, par exemple, qui est ce que nous avons le plus apprécié.

Quel a été l’événement le plus marquant ? 
Même si professionnellement, nous avons appris beaucoup de choses, le coté social et humain a été le plus marquant. Nous avons aimé échanger sur la culture, parler avec des personnes qui ne sont pas de France. Ce voyage nous a rapprochées les unes des autres, mais aussi de nos enseignants.

Qu’est-ce que ce séjour vous a apporté ? 
L’amélioration de notre anglais, et en particulier la prise de conscience que c'est une langue importante pour pouvoir communiquer. Cette mobilité nous a aussi montré que nous pouvions partir partout en Europe et travailler ailleurs qu’en France.

Est-ce que cette mobilité vous a donné envie de travailler en Europe à l’avenir ?
Oui, ce séjour nous a donné envie de travailler à l’étranger. Il nous a aussi donné un aperçu de ce que c’est que de voyager dans un autre pays. Nous avons moins peur maintenant.

Le mot de la fin :
Esther : « J’avais peur de partir en voyage au début, mais ce voyage m’a montré que j’en étais capable. J’encourage ceux qui peuvent partir en mobilité à le faire ».
Emanuela : « J’ai trouvé intéressant le fait que même les élèves de la voie professionnelle pouvaient partir en mobilité ».
Kaïlla : « Je trouve que partir en mobilité, c’est intéressant, car cela nous pousse à apprendre des langues, à voir d’autres cultures, et à s’adapter dans un autre pays ».
Eowyn : « Ça m’a montré que le monde était grand et qu’il y avait encore beaucoup d’endroits à visiter ».
Anna : « Ce séjour m’a permis d’affronter mes peurs. Avant, l’idée de devoir communiquer avec des personnes qui ne parlent pas la même langue me bloquait, mais grâce à ce voyage, j’ai pu voir que les gens étaient bienveillants avec les étrangers ».
Mona : « Cette cohabitation pendant une semaine a renforcé notre amitié ».

 

Mise à jour : juin 2026