Le ministre a été accueilli par Fabienne Balussou, préfète de l’Essonne, Pascale Coq, directrice académique des services de l’Éducation nationale de l’Essonne, ainsi que par Éric Mousset, principal du collège, en présence d’élus locaux.
Un échange avec les équipes pédagogiques
La visite a débuté par un temps d’échanges avec l’équipe de direction et les enseignants engagés dans le programme Phare. Mis en place depuis 2021, ce programme combine plusieurs dispositifs destinés à prévenir et à agir contre le harcèlement et le cyberharcèlement à l’école dont le Safer Internet Day, qui vise à encourager les comportements responsables et positifs en ligne.
Le collège développe depuis plusieurs années plusieurs initiatives, parmi lesquelles la méthode de la préoccupation partagée (MPP), utilisée pour accompagner les élèves impliqués dans des situations de harcèlement, qu’ils soient victimes ou auteurs. L’objectif est de restaurer le dialogue, redonner confiance aux élèves ciblés et susciter de l’empathie chez les autres.
L’établissement peut également compter sur l’engagement de 32 élèves « Ambassadeurs harcèlement », mobilisés pour sensibiliser leurs camarades et signaler les situations problématiques.
Téléphones portables : un cadre pour limiter les écrans
Au collège, l’interdiction d’utiliser ces appareils dans l’enceinte de l’établissement est appliquée avec rigueur : les téléphones portables sont déposés au début de chaque cours dans dans une enveloppe numérotée et émargée afin que les élèves soient assurés de les récupérer en fin de journée.
Une organisation bien acceptée par les élèves et les familles, qui permet de limiter les distractions. Mais pour les enseignants, l’enjeu dépasse la seule question de l’attention. Ils observent aussi un appauvrissement du langage que ce soit à l’écrit ou à l’oral. Un constat partagé par le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray :
« A l’heure des écrans, les mots manquent parfois à nos jeunes. La consommation de réseaux sociaux appauvrit notamment le lexique, et enferme paradoxalement dans le silence en cas de difficulté. Nous devons donc créer des espaces de parole - condition première de relations apaisées - pour permettre aux jeunes d'exprimer leurs émotions, comprendre celles des autres, alerter en cas de problème, formuler une pensée complexe, donc accepter la nuance. »
Un atelier « Internet sans crainte »
Le ministre a ensuite assisté à un atelier « Internet sans crainte » auprès d’élèves de 4e afin de leur faire prendre conscience du fonctionnement des réseaux sociaux et de leurs impacts sur leur bien-être.
Les élèves ont également réfléchi collectivement à des règles d’usage responsables des réseaux sociaux et aux comportements à adopter en ligne, notamment pour éviter les réactions impulsives et les réponses immédiates qui peuvent alimenter les conflits.
Lors de cet échange, le ministre a invité les élèves à un exercice de réflexion : « Fermez les yeux et pensez à un bon moment de votre vie : y avait-il un écran ? ». La plupart des élèves ont répondu par la négative, ouvrant une discussion sur la place du numérique dans la vie quotidienne.
Cohésion entre élèves et implication des familles
La visite s’est conclue par un échange avec des enseignants et des représentants de parents d’élèves autour de l’accompagnement des usages numériques à la maison, notamment via des outils de contrôle parental.
Les participants ont aussi souligné l’importance de l’apprentissage du langage et du respect dans les échanges entre élèves. L’établissement développe en ce sens des initiatives pour renforcer la cohésion entre les élèves, notamment à travers des défis collectifs valorisant les actions positives. Ces projets encouragent l’entraide et le sentiment d’appartenance au groupe, contribuant ainsi à un climat scolaire plus apaisé.
Mise à jour : mai 2026






