Tous les établissements participants étaient labellisés Génération 2030, parmi lesquels l’institut médico-éducatif (IME) L’espoir de L’Isle-Adam (Val d’Oise) accueilli le jeudi.
Génération 2030 : une dynamique qui prend vie sur le terrain
Avec près de 30 établissements inscrits à la billetterie de l’événement, cette forte participation démontre la dynamique du réseau Génération 2030. Le label ne constitue pas seulement une reconnaissance : il inscrit l’école ou l’établissement dans une démarche durable en faveur de la pratique physique et sportive, de la découverte des activités, de l’ouverture au mouvement sportif et de la construction d’une véritable culture sportive.
La Coupe du monde de canoë slalom en a donné une illustration particulièrement concrète. Des élèves de différents niveaux et de différents profils, de l’école au lycée, ont pu être réunis autour d’une même expérience. Cette diversité des publics traduit l’ambition de Génération 2030 de faire du sport un levier d’éducation, d’inclusion et de cohésion.
La labellisation permet également aux établissements de s’inscrire dans un réseau de partenaires et d’opportunités, favorisant l’accès à des rencontres, des pratiques et des événements sportifs qui viennent enrichir les parcours des élèves.
Vivre le sport de haut niveau au plus près des athlètes
Au bord du bassin, les élèves ont pu observer une compétition internationale dans des conditions exceptionnelles de proximité avec les athlètes.
Dans cet environnement de pleine nature, au cœur de gradins et d’espaces naturels qui bordent le parcours, ils ont suivi les céistes au plus près : leurs trajectoires, leurs gestes techniques, leur capacité à remonter le courant, mais aussi leurs expressions et leur engagement.
La concentration, l’effort, la détermination et la persévérance étaient directement perceptibles. Cette proximité a mis en exergue la notion de performance et permis aux élèves de comprendre ce qui se joue derrière quelques dizaines de secondes de compétition.
Quand le spectacle sportif devient un support pédagogique
Les commentaires et explications délivrés en direct au micro ont accompagné les élèves dans leur compréhension de la discipline. Ils ont pu mieux appréhender le déroulement des manches, les règles de la compétition, le franchissement des portes, les pénalités, les trajectoires et les choix stratégiques.
La puissance du courant constituait une illustration particulièrement parlante. Avec un débit de 13 m³ par seconde, au maximum des capacités du stade nautique ce jour-là, les élèves pouvaient mesurer concrètement la force du milieu auquel les athlètes devaient se confronter.
Voir les céistes progresser dans ce courant, ajuster leur trajectoire et franchir les portes permettait ainsi de comprendre, en situation réelle, l’intensité physique et technique de leur effort.
Les règles internationales et fédérales et la logique de l’activité prennent une autre dimension lorsqu’elles sont observées en direct, au cœur d’une compétition internationale, plutôt que simplement décrites à travers un autre support.
Derrière chaque champion, une équipe
Cette immersion a également permis aux élèves de découvrir une réalité moins visible du sport de haut niveau : la performance individuelle est le résultat d’un travail collectif.
Autour de chaque athlète, ils ont pu observer entraîneurs, coachs, préparateurs physiques et membres du staff, tous mobilisés autour de la préparation et de la performance.
Une manière très concrète de dépasser l’image du seul champion et de découvrir la diversité des compétences et des métiers qui contribuent au haut niveau.
Vivre un événement sportif en direct permet de mesurer l’écosystème mis en œuvre pour l’organisation de l’évènement, les différents contributeurs, partenaires et métiers indispensables à son bon déroulement.
L’émotion du direct
Durant cette compétition, les élèves ont vécu pleinement les émotions propres au sport de haut niveau : l’attente, l’espoir, l’engagement, la réussite et parfois la déception.
Le passage de Nicolas Gestin, champion olympique de C1 sur ce même bassin lors des Jeux de Paris 2024 et champion du monde en 2025, a particulièrement marqué le jeune public. Après un excellent début de finale, le Français était en position de jouer le podium. Une erreur technique à la porte 20, dans le bas du parcours, lui a toutefois fait perdre le bénéfice de son avance. Il termine finalement cinquième.
Vécue en direct, cette séquence a permis aux élèves de mesurer combien une performance peut se jouer jusqu’au dernier geste et combien la concentration, la maîtrise technique et la persévérance restent déterminantes au plus haut niveau.
Les élèves ont également suivi avec enthousiasme les autres représentants français, notamment Doriane Delassus, seule Française à atteindre la finale féminine de C1, où elle a pris la neuvième place. La présence de Doriane et de sa sœur Marjorie Delassus, toutes deux engagées au plus haut niveau, a également permis d’incarner la diversité des parcours sportifs et la place des femmes dans la haute performance.
Un jeune public qui devient acteur du spectacle
Les encouragements des élèves, particulièrement nombreux lors du passage des Français, ont contribué à l’ambiance de la compétition.
Par leurs applaudissements et leur enthousiasme, ils ont découvert que le public participe lui aussi au spectacle sportif. Cette énergie collective constitue un véritable soutien pour les athlètes dans les moments les plus exigeants.
Les élèves n’étaient donc plus seulement spectateurs : le temps de la compétition, ils sont devenus acteurs d’une expérience collective, partageant avec les sportifs la tension et l’émotion du direct.
De spectateurs à pratiquants
L’expérience s’est prolongée par des ateliers pédagogiques et de découverte dans le Village « Terre de Pagaie ». Après avoir observé les meilleurs spécialistes internationaux, les élèves ont pu expérimenter à leur tour certaines dimensions de ces activités grâce notamment à des parcours relais ludiques au sol, de la réalité virtuelle, mais aussi de la prévention par la MAIF, la fédération française de sauvetage et de secourisme…De multiples partenaires ont animés l’ensemble des ateliers de cette journée.
Cette articulation entre observer, comprendre, encourager et pratiquer donne tout son sens à la démarche. Elle permet de transformer un événement sportif international en une véritable expérience éducative et de susciter l’envie de poursuivre la pratique.
Faire vivre l’héritage des Jeux avec Génération 2030
Organisée sur le site qui avait accueilli les épreuves de canoë-kayak des Jeux de Paris 2024, cette billetterie scolaire illustre pleinement la volonté de l’académie de Versailles de faire vivre l’héritage des Jeux au bénéfice des élèves au travers du label Génération 2030.
Les objectifs développés par le label se traduisent par une dynamique collective au sein des établissements, une ouverture vers le mouvement sportif et les territoires, la possibilité de construire des projets et de proposer aux élèves des expériences sportives diversifiées, inclusives et de qualité.
Durant ces deux journées, 1 200 élèves ont ainsi pu regarder, comprendre, ressentir, encourager et pratiquer. Une expérience qui donne tout son sens à la rencontre entre l’École, le sport et les territoires, et qui illustre concrètement la dynamique portée par Génération 2030.
Liens Génération 2030 : https://generation2024.franceolympique.com/le-label-generation-2030
Mise à jour : septembre 2026




