Prévention des risques majeurs

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Qu'est-ce que le risque majeur ?

Définition, prévention ; les risques majeurs dans l’académie

Définition

"La définition que je donne du risque majeur, c'est la menace sur l'Homme et son environnement direct, sur ses installations, la menace dont la gravité est telle que la société se trouve absolument dépassée par l'immensité du désastre." - Haroun TAZIEFF

"Risque à probabilité faible qu'un agent encoure une perte supérieure à sa richesse et soit en faillite" - Les cahiers de l'assurance

Deux critères caractérisent donc le risque majeur :une faible probabilité d'occurrence et une gravité très élevée (victimes, dommages aux biens et à l'environnement).

La courbe de Farmer est une courbe empirique qui permet de différencier le risque acceptable du risque inacceptable. Un risque est défini comme acceptable lorsque l'on consent à vivre avec, en contrepartie d'un bénéfice et dans la mesure où il est contrôlé.

Un risque est la confrontation d'un aléa avec un enjeu.

RISQUE MAJEUR = ALÉA FORT + ENJEUX IMPORTANTS

Quels sont les risques majeurs ?

Ils se déclinent en 2 catégories :

  • Risques naturels : Volcanisme, tempête, inondation, raz de marée, séisme, incendie, avalanche, mouvement de terrain ;
  • Risques technologiques : risque industriel, risque nucléaire, risque de transport de matières dangereuses (T.M.D.).

N.B. : les risques liés aux conflits et au terrorisme ne sont pas classés dans la famille des risques majeurs mais rentrent dans le champ d'application du P.P.M.S.

Les risques majeurs dans l'académie de Versailles

Les risques naturels

3 risques naturels sont identifiés dans les communes de l'académie de Versailles :

  • risque tempête (concerne toutes les communes de l'académie) ;
  • risque mouvement de terrain ;
  • risque inondation.

Le risque inondation est le premier des risques majeurs en Ile de France (hors risque tempête).

Les risques technologiques

3 risques technologiques sont identifiés dans les communes de l'académie de Versailles :

  • risque industriel (sites SEVESO) ;
  • risque transports de matières dangereuses (T.M.D.) à savoir les transports par canalisation, les transports routiers et ferroviaires ;
  • risque nucléaire (C.E.A. de Saclay).

Le risque T.M.D. de part le nombre de communes concernées et son caractère diffus constitue le deuxième risque majeur en Ile-de-France.


Faire face aux risques majeurs ?

Avant : la prévention et l'information (connaître le risque et surveiller pour prévoir, prévenir et informer)

L'aménagement des zones à risque

Après la connaissance du phénomène, on va confronter la carte de l'aléa à la carte des enjeux pour avoir une connaissance locale du risque et ainsi faire des prévisions.

Directement sur le risque, des mesures de réduction de la vulnérabilité peuvent être mises en place. Elles ont un impact sur l'aléa ou sur les enjeux. L'objectif de ces mesures est de réduire la gravité de l'accident.

Il est possible également de déplacer les populations concernées. La réduction globale de la vulnérabilité face au risque majeur est la mitigation (site www.risquesmajeurs.fr).

Il est possible également d'aménager l'environnement par : la planification des zones à risque (Plan de Prévention des Risques naturels ou technologiques), la gestion des constructions et des activités dans le périmètre concerné (classement des installations, certificats d'urbanisme...), la surveillance (capteurs, modèles prévisionnels, détecteurs...).

Exemple d'un Plan de Prévention (P.P.R.) : le plan de prévention du risque inondation sur la Seine (Département des Hauts-de-Seine).

L'information de la population (information préventive) se décline à différents niveaux :

  • au niveau départemental grâce à l'élaboration d'un Dossier Départemental des Risques Majeurs (D.D.R.M.) sous la responsabilité du préfet ;
  • au niveau communal grâce à l'élaboration d'un Dossier d'Information Communal sur les Risques Majeurs (DICRIM).

Exemple du DICRIM d'Athis-Mons en Essonne ;

Exemple du DICRIM de Gif-sur-Yvette en Essonne.

Par ailleurs, la loi du 30 juillet 2003 relative à la prévention des risques technologiques et naturels et à la réparation des dommages, a créé une obligation d'information de l'acheteur ou du locataire de tout bien immobilier (bâti et non bâti) situé en zone de sismicité ou/et dans un plan de prévention des risques prescrit ou approuvé.

La vigilance

Le territoire français est soumis à des événements météorologiques dangereux.

C'est pourquoi Météo-France veille et met en œuvre une carte de vigilance destinée à informer le public et les services de sécurité sur les risques potentiels.

Site de vigilance météo.

Pendant : la gestion de crise (coordonner, protéger et alerter)

Sous l'autorité du préfet, les services de sécurité civile gèrent l'organisation des secours pour faire face au risque : il s'agit de coordonner efficacement les moyens, la logistique et les acteurs en définissant les tâches et responsabilités de chacun.

Cette gestion de crise s'inscrit dans le cadre des prérogatives définies dans le plan ORSEC départemental. Le Plan Particulier de Mise en Sûreté entre dans ce champ d'action.

Après : la post-crise (réparer et réaliser un retour d'expérience)

On évalue, on indemnise en faisant jouer la solidarité nationale (fonds spécifiques), on restaure et on réadapte les mesures de prévention et d'information.

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