Éducation artistique et culturelle

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Témoignages

Témoignages d’équipes, appel à contributions

Vous souhaitez faire partager votre expérience, rendre compte d'une action menée dans le domaine de l'éducation artistique et culturelle ?

Vos contributions, prendront place dans cette rubrique et seront lisibles de tous.

Vos contributions doivent parvenir par mel, en fichier attaché, dans un format de traitement de texte courant, au webmestre de l'action culturelle.

Chaque contribution s'accompagnera d'un titre et éventuellement d'un chapeau, ainsi que des renseignements suivants, obligatoirement :

  • prénom et nom de(s) l'auteur(s) ;
  • fonction ;
  • établissement ou service ;
  • coordonnées mel.


  • Dix Mois d’École et d’Opéra , une saison 18/19 royale !

Les onze classes de l'Académie de Versailles inscrites dans le programme DMEO
débutent ou poursuivent l'aventure de l'éducation par l'art au sein de l'Opéra national de Paris, pour une saison célébrant les 350 ans de l'Académie royale de Musique créée par Louis XIV en 1669. Les élèves de la classe danse du collège République de Nanterre entament leur troisième année de pratique artistique, le chorégraphe Rodolphe Fouillot ayant choisi pour cette saison de travailler autour du mythe d'Orphée et Eurydice avec la 3ème 1 et l'équipe pédagogique.

Les 5èmes du collège Paul Eluard d'Evry sont embarqués dans une autre aventure, celle de la préparation à raison de trois heures par semaine du spectacle Les âmes tisanes, avec le chorégraphe Ibrahima Sissoko.

Six classes cette année rentrent dans le programme, cinq collèges et un lycée polyvalent. Certaines ont des projets centrés autour de la danse comme le collège Les Trois moulins de Bonnelles (78), ou autour du théâtre pour le collège Jean-Baptiste Clément, de Colombes dans les Hauts de Seine. Coup de projecteur sur une rencontre avec les professionnels de l'Opéra.

La classe de 5ème du collège Georges Pompidou d'Orgerus dans les Yvelines a rencontré dès le début du mois d'octobre des personnels de l'Opéra, après avoir visité le Palais Garnier et l'Opéra Bastille.Ainsi un groupe a fait la rencontre de Samir Fridi, agent de sécurité à Bastille tandis qu'un autre a été invité par Anne Goulier, responsable lumière, à s'installer en salle Gounod, sur les bottes de foin du décor de L'Elixir d'amour.

 



Les collégiens ont posé des questions à la professionnelle de la lumière sur son parcours, son temps de travail, les spectacles qu'elle préférait, et sur son rôle au sein du service. Anne Goulier a montré, à l'aide de feuilles de gélatines de couleur ou de « diffuseurs » placés sur un projecteur, comment l'on pouvait créer des effets spécifiques. Sur le plateau, elle a ensuite présenté les différentes sortes de projecteurs (à led, tubes fluo...). Cette rencontre fut lumineuse, et pour les élèves, et pour Anne Goulier qui accueillait pour la première fois une classe de Dix Mois d'École et d'Opéra. La Classe danse - Atelier du mercredi 10 octobre 2018 avec le groupe 2 Le collège est désert, comme tout mercredi après-midi.

La sonnerie retentit, Rodolphe va ouvrir la porte de l'établissement aux 7 élèves du groupe 2 de la classe Danse. Chaque mercredi, sur du hors temps scolaire, le chorégraphe Rodolphe Fouillot de l'Académie de l'Opéra de Paris donne un atelier de danse par groupe (classe divisée en 3 groupes) à la 3ème 1 qui a, par ailleurs sur le temps scolaire, 6 h d'atelier. L'échauffement se fait sur la musique The Golden Age par Woodkid. Rodolphe propose un enchaînement de phrases chorégraphiques, une fois de façon lente, une fois rapidement. Travail sur la tonicité, le regard, l'histoire des niveaux. Les élèves retravaillent cette phrase sur Stabat Mater du même groupe





Anne Goulier, responsable Lumière en salle Gounod, sur les bottes de foin du décor de

L’Elixir d’amour avec la classe de 5ème du collège Georges Pompidou d’Orgerus.

« J’ai adoré quand nous avons posé des questions à la cheffe des lumières, Anne Goulier. Cela m’a permis de mieux comprendre la vie quotidienne à l’Opéra, tout ce
qui se passe derrière. Les lumières mettent en valeur les décors. »                                                                                
Justine L.


  • Exposition-rencontre lycée Julie Victoire Daubié - Argenteuil


C’est à partir de l’ouvrage Osons la fraternité qui rassemble les œuvres de trente écrivains et artistes racontant des histoires singulières de migrations que les équipes pédagogiques ont décidé de s’engager dans un projet s’intitulant Tous reliés. Les artistes parlent exils, exodes, familles brisées, espoirs trahis ou réalisés, surprenantes  rencontres, expériences uniques: leurs paroles s’insurgent et appellent à une nouvelle fraternité. Le projet «Tous reliés» a débuté par une exposition-rencontre exceptionnelle au lycée le jeudi 4 et vendredi 5 octobre dernier : l’œuvre de Christelle Labourgade intitulée  Nos ombres,
a été exposée au sein même du lycée en présence de l’artiste. Cette œuvre a été réalisée au fusain sur papier marouflé sur toile, présentée sous la forme d’un grand triptyque mesurant 6, 20 mètres de longueur sur 2,70m de hauteur.






Plus de 500 personnes, élèves, professeurs et personnels de l’établissement ont eu la chance  de voir cette œuvre qui évoque de manière poignante la condition humaine, notamment celle des migrants, et de pouvoir poser des questionset échanger des réflexions avec l’artiste qui l’a réalisée. Les  professeurs d’arts plastiques, lettres,
histoire-géographie, sciences économiques et sociales, philosophie,  langues, travailleront à partir de cette rencontre pour réaliser en classe  des travaux en lien avec l’idée de fraternité et le thème de l’exil.

Cet événement s’inscrit dans le cadre pédagogique du PACTE (projet artistique et culturel en territoire éducatif) rendu possible grâce à l’initiative et au soutien de la DAAC ainsi que des équipes d’inspection d’arts plastiques et de lettres. Que tous en soient vivement remerciés!

Emmanuelle, Maïwen, Mohamed et Naëla se mettent en «formation diamant», c’est-à-dire  dans  des  directions  différentes et font une reprise sur le Stabat Mater de Vivaldi.        
Mohamed me donne le nom des différentes moments de  cette  phrase  chorégraphique:  marche des pieds (danse  salon) sur 2 tempos-phrase résistance: marche, accents, mouvements répétitifs , marche glissée , phrase au sol et sortie.


Les élèves travaillent cette phrase avec un masque blanc. Le regard doit être net. Emmanuelle et Mohamed avec masque blanc et capuche sur la tête offrent un duo sur Vivaldi. Gemima et Mohamed prennent en compte les propositions pour  donner plus de finesse à cette «autre version du pacman», dixit Rodolphe. Reprise du travail de mardi sur le porté de Ofesh Schechter (vidéo présentée en fin d’atelier) avec Zakaria et Mohamed, puis Naëla et Emmanuelle. Exercice nommé «le contre-poids félin».

Rodolphe  montre  ce  mouvement  avec  Zakaria. Naëla  et  Gemima  découvrent  cet  exercice,  Mohamed et Zakaria aussi. Il est 15h45, Rodolphe raccompagne les élèves à la  sortie de l’établissement. Il les retrouvera en classe entière le lendemain pour un atelier de 2h où Emmanuelle Huysbrechts, son assistante, sera présente. Exposition-rencontre lycée Julie Victoire Daubié - Argenteuil.

 


« Aurons-nous des noms à nouveau, des histoires, des voix ? Aurons-nous de l’espace autour de nous et un avenir au bout de nos pas »  Laurent Gaudé


 


  • Journée académique théâtre - Nanterre Amandiers L’exposition dans tous ses états !
    Domaine départemental de Chamarande


La  formation  continue  des  professeurs  constitue  un  élément  majeur  de l’accompagnement des  équipes  engagées  dans  la  mise  en  œuvre  de l’éducation artistique et culturelle, particulière-ment pour les actions éducatives qu’elles mènent avec  leurs  élèves  dans  le  cadre  des  PACTE,  des  résidences d’artistes, et de dispositifs tels que Collège  au  cinéma,  Lycéens  et  apprentis  au  cinéma...

C’est pourquoi le plan de formation académique pour  l’éducation  artistique  et  culturelle(EAC)  se  décline en cinq axes de développement en articulation avec les
objectifs du projet académique Versailles 2020.

  • LES CINQ AXES DE LA FORMATION
    1/Des formations au service de la démarche de projet et de l’innovation pédagogique adossées à des dispositifs fléchés.

Les  actions de formation  s’attachent  à  accompagner les démarches  interdisciplinaires sources d’innovation pédagogique. 
En effet,  les  domaines  artistiques  et  culturels  font dialoguer  les disciplines à l’endroit des œuvres, des démarches,  des pratiques artistiques et scientifiques. Elles s’articulent  étroitement  aux  dispositifs  d’EAC mis en œuvre  dans  les  établissements  et  en 
favorisent  l’émergence. 
C’est  pourquoi  elles  s’adressent  aux  équipes  pédagogiques des  établissements  et sont  construites en partenariat avec des structures culturelles.
  • 2/Des  formations  territorialisées  au  service  d’un  réseau EAC structuré et structurant
Ces  formations  permettent  de  travailler  sur  des  partenariats  de  proximité  dans  une  approche  territoriale. En fonction des remontées de besoin dans  ADAGE,  des  formations  à  initiative  locale pourront être proposées de façon plus ciblée sur les territoires éducatifs.

Journée académique théâtre - Nanterre Amandiers

  • 3/Des parcours de formation en appui sur des domaines artistiques et culturels
    problématisés
Des parcours de formation sont proposés autour de chaque domaine artistique et culturel pour contribuer au développement professionnel de l'enseignant.

L'exposition dans tous ses états! Domaine départemental
de Chamarande

  • 4/Des formations hybrides engagées dans l'ère du numérique
Plusieurs formations dans le champ de l'EAC interrogent le numérique sous l'angle de la création contemporaine pour transformer le regard porté sur les pratiques quotidiennes du numérique et accompagner lesformes de culture transversales induites par ce nouveau media.

  • 5/Séminaires et journées d’étude
Conçus en partenariat avec les grands établissements publics nationaux (Musée du Louvre, IMA, Philharmonie de Paris, MNHN...), ils permettent d'interroger les problématiques propres à la culture, l'interculturalité et la citoyenneté au
regard du monde actuel. Des journées académiques interprofessionnelles sont par ailleurs organisées dans les différents champs artistiques et culturels.


L'écriture créative tend à créer chez les élèves un « goût de la recherche qui se fait par l'acte même de chercher »

Leslie Kaplan

 

  • L'écriture créative Résidence territoriale artistique lecture-écriture

  • Résidence territoriale artistique lecture-écriture en direction d'élèves d'UPE2A - Drac
    Ile-de-France/Académie de Versailles. En partenariat avec la Bibliothèque municipale d'Argenteuil
Le projet d'éducation artistique et culturelle, La ville à l'écoute, à destination d'élèves allophones nouvellement arrivés en France, a associé une résidence territoriale
artistique et culturelle dans le domaine de l'écriture, un atelier conte, un parcours patrimoine et un parcours du spectateur, en partenariat avec différents services culturels de la Ville d'Argenteuil (médiathèque, archives
et patrimoine, direction de l'Action Culturelle).

Il s'agissait, pour ce public spécifique d'UPE2A, de leur faciliter l'entrée dans la langue, son apprentissage et sa maîtrise, de favoriser l'appropriation du patrimoine historique de la ville d'Argenteuil, de leur permettre d'avoir accès aux œuvres artistiques et aux institutions culturelles, contribuant ainsi à l'intégration et la réussite de ces élèves. Après un parcours qui leur a permis de s'approprier le riche patrimoine historique et culturel de la ville, les élèves, dans le cadre de l'atelier d'écriture créative mené par l'auteur Pierre Ménard, ont réalisé un audioguide développant une visite découverte de la Ville, d'une durée de trois heures, en 21 étapes, avec leurs regards de jeunes adolescents nouvellement arrivés.

 

 

Cet audioguide, téléchargeable gratuitement à partir de l'application GuidiGo (puis Argenteuil La ville à l'écoute), sera valorisé et diffusé par la municipalité
https://www.guidigo.com/disco-ver-tours/all/all/all?q=argenteuil.

En parallèle, sur la même thématique de la ville et son histoire, dans le cadre d'un atelier conte, intitulé « Paroles d'hier et d'aujourd'hui », les élèves ont pris en charge les témoignages d'habitants d'Argenteuil, collectés par la conteuse-ethnologue qui a animé cet atelier. Enfin, les élèves ont bénéficié d'un parcours du spectateur, soit huit spectacles vivants ainsi que des rencontres et des ateliers avec les artistes des compagnies en amont des représentations.

Par ces différentes actions, les élèves ont développé leurs compétences en compréhension de l'oral et de l'écrit, en production orale et écrite, en lexique, en langue, etc., et se sont appropriés leur nouvelle ville, leur nouveau territoire, ainsi que les valeurs de la société qui les accueille. Ils ont également pu être valorisés par leurs familles, leurs pairs, la communauté éducative et le public de la médiathèque dans le cadre de quatre restitutions publiques et rayonner ainsi au-delà des limites du
dispositif UPE2A. Orah Levy Professeure de lettres au collège Paul Vaillant Couturier d'Argenteuil (95)

 

«Mon corps est comme la Cité du Soleil, il n'a pas de lieu, mais c'est de lui que sortent et que rayonnent tous les lieux possibles, réels ou utopiques.»

Michel Foucault le Corps utopique 1966 Conférence radiophonique sur France-Culture


  • « Corps, cultures et représentations » Colloque académique, à l’Institut du Monde arabe Jeudi 15 mars 2018Un projet pluridisciplinaire au lycée Gustave Eiffel de Massy dans le cadre du dispositif académique proposé en partenariat avec le château de Versailles.



« Qu’est-ce que le corps ? Y a-t-il des langages du corps ? Apprend-on en classe avec le corps ? » À ces questions posées dans une vidéo projetée en préambule  à  cette  journée  consacrée  au  corps,  les  enfants  répondent sans détour  et  nous  interrogent  sur  la  reconnaissance  du  corps  dans  l’espace  scolaire  :  en  classe,  si  on  est  rangé  comme  dans  l’armée,  on  a  parfois  besoin  de  se  lever  et  de  marcher  pour  mieux  apprendre  sa  leçon,  disent-ils.  Dans  la  belle  salle  étoilée  de  l’Institut  du  Monde  arabe,  on  ne  voit  d’abord  que  des  corps  sagement assis et attentifs qui sont venus écouter la parole de spécialistes. Et la journée commence en  effet par deux stimulantes  conférences qui  interrogent nos représentations du corps humain. Le médecin et anthropologue Alain Froment le définit comme  une  chimère  et  explique,  images  à  l’appui,  d’étonnantes  homologies  entre  l’homme et bien des animaux dont on se croyait fort éloignés.


Puis  l’essayiste  Denis  Guenoun  analyse  les  représentations  du  corps  dans  les  traditions  occidentales.  Nous  pensions  que  nos  traditions  religieuses  et culturelles dévalorisaient le corps et découvrons, non  sans  stupeur,  que  La  Bible  et  Le  Coran  le  célèbrent  au  contraire,  de  la  tête  aux  pieds !  Voilà bien des a priori bouleversés: dans les rencontres suivantes,  qui  font  la  part  belle  aux  artistes 
(acrobate,  documentariste,  conteuse,  ...),  on  s’intéresse  moins à la tête qu’aux pieds,  à  la  peau, et à l’imaginaire du corps qui nous permet de retrouver notre moi  intérieur.

Enfin deux expériences de pratique emplissent la salle de mouvements, de chants, de rires ; le corps devient principe de découverte et de partage.

Des petits danseurs de CM2, qui ont travaillé avec la chorégraphe Myriam Gourfink, dévalent les gradins et envahissent la scène ; ils y étirent le temps avec lenteur, créant des figures collectives.

 

C’est ensuite à toute la salle de participer à un kecak improvisé et entraînant, mené  par  trois  spécialistes  de  ce  chœur  de  percussions vocales pratiqué depuis des siècles à Bali.  L’occasion de répondre à des consignes nouvelles pour l’assistance, placée en situation d’apprentissage,  dans  un  exercice  collectif  plaisant, qui  met en difficulté sans mettre en danger.  Une  manière  aussi  de  redire,  ce  dont  tous  ici  sont  convaincus  : le rôle décisif des pratiques artistiques et de l’épanouissement  physique  et  sensible  des  élèves  à  l’école.


  • Témoignages d’élèves et de professeurs dans le cadre de projets EAC


  • PEAC « TRAVERSÉES » Lycée Louis Jouvet de Taverny
    (95) / Musée du Louvre – CRR

Au  départ, il y a Proust, pour qui la naissance de l’amour est indissociable de l’émotion  esthétique ressentie devant  un  tableau  ou  à  l’écoute  d’une sonate. Le  projet,  porté  par  une  enseignante  de  Lettres, Blandine  Guillemot,  et  le  documentaliste  Ervan 

Roussel  du  lycée  Louis-Jouvet  de  Taverny,  s’inscrit dans les traces de cette expérience en invitant les élèves  à  découvrir,  par  le  sensible, le sens intime 
qu’une  œuvre  peut  recéler
. A l’initiative des Amis de Vinteuil, ce projet s’est  développé dans le cadre d’un PEAC soutenu par l’académie (DAAC) et par les  partenaires  culturels,  le musée du Louvre et le Conservatoire à Rayonnement Régional de Paris.


Guidés  par  la  vidéaste  Elsa  Laurent,  les  élèves  se  sont  emparés  des  tableaux  du  musée  du  Louvre  pour focaliser chacun leur attention sur un tableau
en particulier et explorer, par le regard, puis l’écriture et enfin la musique, les raisons de ce choix esthétique et émotionnel. Avec leur téléphone portable, ils ont d’abord dessiné sur la toile un cheminement en cinq étapes.

Puis, ils ont porté leur attention sur un détail pictural, celui qui, pour chacun d’eux, est parvenu à catalyser
leur émotion.

L’écriture de textes poétiques est venue fixer ces émotions et explorer toute la palette des  sentiments,  de  la  souffrance  à  la  joie.  Parallèlement,  lors  d’un  concert  exceptionnel,  Anne-Lise Gastaldi et ses étudiants musiciens ont proposé aux
élèves  des  pièces  de  grands  compositeurs,  que les élèves ont fait entrer en résonnance avec leurs textes. Les textes, lus par les élèves eux-mêmes, et les morceaux interprétés par les artistes du CRR constituent la bande son de l’objet audiovisuel

 

Mounia Djillali La Joie La Circoncision, GIULIO ROMANO

 

« Traversées », où chaque tableau restitue une expérience  personnelle  et  sensible d’ouverture  aux  différents  champs  artistiques:  peinture,  vidéo,  littérature  et musique.  Des  agrandissements  de  tableaux  fournis  par  le  musée  du  Louvre  donneront  lieu  en  outre  à  une  exposition  où  les  poèmes  seront  présentés  en  regard  des  détails  picturaux. Le 19 mai, au cours de la Nuit des Musées, les élèves et les musiciens feront entendre en direct l’alliance entre texte et musique dans l’atelier du musée Delacroix.Enfin, la vidéo sera présentée au Festival de Cabourg les 5, 6 et 7 octobre prochain.

 

  • REGARDS CROISÉS SUR LE MONDE : TOUT EST-
    IL ÉCRIT D’AVANCE ?
Samedi 7 Avril 2018: lors de la journée portes ouvertes du Lycée Dardenne de Vanves ont été présentées les productions réalisées par les lycéens et  les  élèves  de  l’école  élémentaire  Cabourg  dans le cadre de la résidence territoriale et artistique en milieu scolaire portée par  Le MouffetardThéâtre des arts de la marionnette et quatre artistes en résidence : une autrice (Lise Martin), un photographe (Boris Carreté) et deux marionnettistes  (Mélanie  Devoldère  et  Amélie  Madeline).


Ce projet  artistique, pluridisciplinaire et intergénérationnel, a permis de créer des liens entre les lycéens, les élèves de l’école élémentaire et les  séniors du Square et d’interroger ainsi le point de vue et le regard que nous portons sur le monde, à partir notamment de l’oeuvre de Romain Gary Chien  blanc (White  dog,  création  de  la  com-pagnie  Les  anges  au  plafond  programmée  au Mouffetard - Théâtre des arts de la marionnette). Pendant  l’année  chaque  groupe  a participé  à  au  moins  deux  types  d’ateliers :  écriture, prises  de vues photographiques, prise de parole en public ou atelier de construction /manipulation de marionnettes.

En parallèle, les élèves ont  assisté à des cafés-philo, à une conférence-panorama sur  les  arts  de  la  marionnette,  à  des  spectacles  et à une projection de film. Un très beau projet mené  par  une  équipe  d’enseignants  investis  et  dynamiques, soutenus par une
proviseure engagée et convaincue des bénéfices de l’éducation artistique et culturelle auprès des élèves de lycée professionnel, tant pour leur réussite scolaire que leur épanouissement personnel.


« Mettre en synergie la chimie et la danse pour permettre aux élèves de porter un regard autre sur leur matière par le biais d’une aventure artistique intitulée mécanismes réactionnels. »
Laura de Nercy et Patrick Harlay




  • A L’ÉCOLE DU PATRIMOINE ET DE LA CRÉATION:  On ne copie pas, mais..


  • Un projet pluridisciplinaire au lycée Gustave Eiffel de Massy dans le cadre du dispositif académique proposé en partenariat avec le château de Versailles.

Ce  projet  partenarial  interdegré,  au  coeur  de  l’enseignement  des  arts  plastiques  et  des  arts  appliqués, pensé et conçu avec l’établissement public de Versailles, permet une rencontre intime avec  les  oeuvres  tout  en  favorisant  le  développement d’une

pratique artistique en classe. C’est  avec  une  belle  motivation  que  les  élèves  de seconde  bac  pro  métier  de  la  mode  et  du  vêtement  du  lycée  Gustave  Eiffel  de  Massy  se  sont emparés du projet. Le   19   octobre   2017,  rendez-vous   devant   la   grande  porte  jaune  de  l’écurie  :  c’est  le  point  de  départ  de  cette  aventure.  Les  élèves  comprennent  alors  leur  chance,  celle  de  découvrir  un  lieu  secret  habituellement  fermé  au  public, la galerie des moulages et des sculptures.

L’endroit  conserve en effet des sculptures en marbre issues des jardins de Versailles, déposées là dans le  cadre  de  la  campagne  de  sauvetage  des  chefs-d’œuvre sculptés des jardins de Louis XIV Guidés  par  une  conférencière,  les  élèves  sont fascinés par ses récits mythologiques, une invitation  à  un  voyage  hors  du  temps...  Ils  dessinent,  photographient  les  sculptures,  en  portant  une attention particulière aux costumes : drapés, accessoires, matières, moyens de fermeture...«  Nous  avons  commencé  nos  recherches  par  l’analyse des statues, on a pris des photos, dessiné des croquis, en s’appropriant les jeux des drapés.  

Par  la  suite,  en  salle  d’arts  appliqués,  nous avons abordé l’histoire du costume de la mode, pendant   l’Antiquité   gréco-romaine,   toujours dans le but de pousser plus loin nos investigations. En deuxième partie, nous nous sommes attelés à la réalisation en volume de nos recherches avec le professeur de couture, c’était la partie la plus technique, longue et difficile. Avec l’enseignant de   Lettres-Histoire,   Ludovic   Marchand,   on   a  abordé la question de l’évolution des canons de beauté    en  sculpture  et  en  peinture.  Une  sortie est également prévue pour aller voir la pièce de théâtre «Art» avec Charles Berling et Jean-Pierre Darroussin.

Durant les cours, les professeurs ont encouragé notre  créativité,  nous  invitant  à  ne  pas  nous  limiter  à  un  axe  en  particulier.  Nous  avons  ainsi chacun travaillé avec notre propre personnalité, c’est une chance d’avoir des professeurs qui nous  corrigent,  nous  encouragent  dans  notre travail. Nous avons confronté nos dessins afin de sélectionner nos créations en ateliers. Les différentes visions au sein de la classe apportent un éclairage enrichissant à l’ensemble du projet. »Audeline Haillot, élève de cette promotion.
Ensuite, en salle d’arts appliqués, les élèves poursuivent  leurs investigations  en  s’inspirant  des vêtements de l’époque : sans coutures,  asymétriques, pliés... A partir des relevés graphiques et des photographies réalisées pendant la sortie.

 

 

Puis c’est l’expérimentation par une mise en volume des recherches : en binôme ils investissent les mini-mannequins. Les  élèves  de  première  année  de  CAP  vêtement flou sont associés au projet. Dans l’esprit des origamis, les élèves transforment une page
blanche  en  une  forme.  Ils  expérimentent  les techniques  de  plis  à  partir  de  gabarits.  Ils  ont ensuite  testé  des  moyens  de  rigidification  sur des échantillons textiles naturels et synthétiques avec  un  enduit  spécial,  de  la  laque,  du  thermocollant...
Avec leurs premiers résultats, les élèves proposent  des solutions techniques,  pour  la  consolidation et  la  mise  en  volume  d’une  partie  du  vêtement  ou  la  réalisation d’ornement à apposer sur le modèle.                                                                                                                                                                                          

En salle d’atelier, c’est grâce   aux   compétences du professeur d’atelier Laurence Senot, notamment  en moulage,  que  se  poursuivent  à  présent  les projets des élèves. Les  élèves  transforment  alors  les  dessins,  sur le mini-mannequins  en  opérant  par  la  mise  en volume d’une toile sur mannequin :
c’est le  prototype,  qui  servira  de  base  au  patron,  reporté sur papier suivant des techniques de patronage.

Ensuite la dernière étape c’est-à-dire la réalisation sur le tissu.  Les élèves se sont  impliqués dans les ateliers.  De nombreuses compétences ont été développées : celle de la créativité, de la minutie, de la dextérité, de la perception des volumes et de l’intérêt pour la couture... Il y a eu une belle dynamique depuis le début du projet... et ce n’est pas terminé. A suivre !


Sihame TroudiProfesseur  d’arts  appliqués,  dessin  d’art  appliqué  aux  métiers,  vêtement  et  accessoires  de mode.



































 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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