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Réunion de bilan de l'atelier annuel de dramaturgie au théâtre Nanterre-Amandiers
Éducation artistique et culturelle  - Action éducative  - 18/06/2010

L'atelier annuel de dramaturgie, né en 1995 avec Jean-Pierre Vincent, alors directeur du Théâtre Nanterre-Amandiers, est conduit, chaque année, par des metteurs en scène associés à la démarche artistique de ce centre dramatique national. Il a succédé à l'atelier annuel de pratiques théâtrales créé dès 1985 avec le Théâtre du Campagnol et son directeur Jean-Claude Penchenat, un stage qui prenait déjà la forme de séances hebdomadaires de trois heures. L'atelier annuel de dramaturgie est une formation académique unique en France, organisée par la Daac de l'académie de Versailles. A son arrivée à la tête du Théâtre Nanterre-Amandiers en 2002, Jean-Louis Martinelli a souhaité donner un nouvel essor à cet atelier qui offre la possibilité aux professeurs de mener une réflexion sur la dramaturgie en questionnant le théâtre de manière expérimentale, du texte au plateau, du plateau au texte, autour d'univers esthétiques très variés. La richesse et l'originalité de cet atelier annuel, qui déplace le regard des enseignants sur la question du texte, du corps et de l'espace, leur permet d'enseigner autrement et de mener avec leurs élèves des projets plus nourris.

Au terme de l'atelier, un bilan réunit les stagiaires, les artistes et les différents partenaires. Dans une des salles de répétition, « l'Aquarium », vingt-cinq enseignants se retrouvent pour la dernière fois... au moins cette année ! Depuis octobre, tout au long d'une vingtaine d'après-midi, ils ont travaillé ensemble sous la houlette, successivement, de Bruno Freyssinet, metteur en scène, et de Laurence Mayor, comédienne. Le travail du premier trimestre avec Bruno Freyssinet autour de la thématique du théâtre documentaire a fortement contribué à « créer » le groupe : « je croyais qu'ils étaient nés comme ça » note avec humour Laurence Mayor. La démarche est d'autant plus intéressante qu'elle s'appuie sur deux approches différentes du théâtre, deux méthodes, mais toutes deux parfaitement complémentaires.

Aujourd'hui, c'est le jour de présentation du travail réalisé par les enseignants avec Laurence Mayor autour de textes tirés de pièces d'Ibsen : « Maison de poupée », « John Gabriel Borkman » et « Rosmersholm ». Sans décor, sans costume, ils réussissent à emporter leur public au cœur des textes, avec force et sobriété, dans une véritable écoute de l'autre. « On est sous le choc » confiera quelques instants plus tard Hélène Lajournade, chargée du théâtre à la délégation académique à l'action culturelle. « Au cours de cette année, vous êtes devenu un groupe, se félicite Bruno Freyssinet. Vous avez su démontrer que l'espace du plateau était devenu votre espace. Il ne s'agissait pas, pour vous, d'atteindre un modèle mais d'utiliser à plein vos capacités ». « Il m'arrivait d'oublier que vous étiez des enseignants et que le théâtre n'est pas votre métier » ajoute Laurence Mayor.

« Votre engagement à tous m'a beaucoup touché. Il y a un vrai désintéressement dans votre travail. Ces valeurs qui vous animent, il est important de les montrer à vos élèves » estime Jean-François Perrier, comédien, chargé des relations avec l'Éducation nationale au théâtre Nanterre-Amandiers.

Michelle Béguin, IA-IPR de lettres, a été particulièrement sensible à la maturité acquise par le groupe, par son énergie. Par « ce que l'on voit avec rien ». Alain Moget, délégué académique à l'éducation artistique et à l'action culturelle, souligne la concentration et la puissance du travail réalisé par ces professeurs. « Un travail qui montre bien que le théâtre est à la fois une praxis et une pensée ».

L'émotion qui marquait cette journée transparaissait dans tous les commentaires. Pour Johann : « Bienveillance est le mot qui me vient à l'esprit lorsque je repense à ces moments de travail passés ensemble. Mon rêve : transposer cette bienveillance, cette qualité d'écoute, dans ma salle de classe ». Anne : « Cette formation est un vrai carburant, pour nous comme pour nos pratiques ». Pour Aline, du théâtre Nanterre-Amandiers : « Ce qui s'est passé cet après-midi est quelque chose d'unique, un vrai geste artistique. »

Le mot de la fin pour Karine : « Nous nous sommes sentis chez nous dans ce théâtre. Nous avons rarement l'occasion dans notre pratique professionnelle de nous retrouver ensemble et de partager ainsi autour de notre métier, autour d'une même passion. Ce temps, aujourd'hui, c'est le théâtre des Amandiers et l'académie de Versailles qui nous l'offrent ».

Consultez également les pages autres de l'action culturelle.

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