Directions des Services Départementaux
« La violence en milieu scolaire revêt la plupart du temps des formes visibles et repérées, qu’elles soient verbales, physiques, d’atteinte aux biens, voire d’intrusions.
D’autres formes plus discrètes appelées aussi "microviolences" ou "harcèlement" minent, de manière insidieuse et durable, le climat au sein des écoles et des établissements scolaires, avec des conséquences extrêmement dommageables, tant pour les victimes que pour les auteurs. »
(voir le Vade-mecum concernant le programme Eclair
sur le site Eduscol).
La violence à l'école n'est pas principalement crimes et délits, elle est essentiellement "incivilités". La notion d'incivilité recouvre ce qui désorganise le monde scolaire et sa civilité, c'est-à-dire les injures, le bruit, la non écoute, le manque de respect, les transgressions des codes sociaux communément admis, les petits désordres, etc.
Le "harcèlement entre pairs", la forme la plus répandue de violence en milieu scolaire, est caractérisé par l’usage répété de la violence physique, des moqueries, des humiliations. On classe, parmi les formes de harcèlement, les insultes, le racket, certains jeux dangereux, le happy slapping (enregistrer et diffuser des images de violence), la propagation de fausses rumeurs.
Le cyber-harcèlement est une variante du harcèlement reposant sur l’usage d’internet et des technologies de communication.
Les atteintes à l’intégrité physique et à la dignité des personnes, en raison de leur orientation sexuelle, de leur origine ethnique ou de toute autre appartenance sociale, religieuse et raciale, sont aussi considérées comme de la violence. Au sein des établissements scolaires, une importance particulière est donnée aux actions visant à prévenir les violences racistes et antisémites, les violences envers les filles, les violences à caractère sexuel, notamment l’homophobie.
Dans la droite ligne des engagements pris lors des États généraux sur la sécurité à l'école
, le ministère a publié une note d'information portant sur une enquête de victimation.
Les résultats de cette enquête
, conduite par la DEPP au printemps 2011, dans 300 collèges et auprès de 18 000 élèves, ont montré que si les élèves se sentaient très majoritairement bien à l’école, 10% d’entre eux pouvaient être victimes de harcèlement, pour certains de façon sévère.
Eric Debarbieux, président de l'Observatoire international de la violence à l'Ecole, tire les leçons de l'enquête
qu'il a contribué à mettre en place.
Guide pratique
destiné aux enseignants et aux équipes éducatives victimes ou témoins de violence.
mis à jour le 25/01/2012