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Dans les bras de la seine

Les 11, 12 et 13 janvier dernier se déroulait le stage organisé par la délégation académique à l’action culturelle « Dans les bras de la Seine». Pendant ces trois jours une quarantaine d’enseignants ont appris, réfléchi, questionné de nombreux intervenants autour de thèmes tels que « territoires et voies d’eau » (première journée), « les crues de Seine » (deuxième journée), « la Seine et Paris » (troisième journée).

Au programme de cette session, plusieurs visites de sites et d’installations : l’internat de la Batellerie, le barrage d’Andrésy, la bibliothèque historique de la Ville de Paris avec une visite de l’exposition « Paris inondé », l’écluse des Récollets, quai de Valmy à Paris avec la présentation d’archives exceptionnelles historiques et techniques concernant les canaux parisiens.

Mercredi 13 janvier, 9h du matin, quai de Valmy.

Un groupe d’enseignants juché sur la passerelle, face à la célèbre façade de l’hôtel du Nord si chère aux cinéphiles, contemple d’un air désolé le canal complètement gelé. La croisière sur les canaux prévue ce matin là est plus que compromise, impossible. Tant pis la croisière se fera mais… à pied, en longeant le canal en direction de la première écluse du canal Saint-Denis. Cette écluse, avec ses dix mètres de dénivelé, constituait un record mondial dans les années 1890.

Catherine Vendendegen de la Mission relations extérieures du service des canaux de la ville de Paris explique « l’entretien de ces canaux représente certes un coût pour la ville mais ils sont un véritable patrimoine historique ». Depuis 1875, Paris est propriétaire des trois canaux qui traversent cinq arrondissements et de nombreuses autres communes comme Aubervilliers, Saint-Denis ou Pantin. Il s’agit du canal Saint-Martin, du canal Saint- Denis et du canal de l’Ourcq.

Trois scaphandriers travaillent au service des écluses

Trois scaphandriers travaillent au service des écluses. Ils repèrent les ouvrages d’art affaissés non visibles en surface. Ils collectent également une multitude d’objets : des poupées vaudous en grand nombre dans le bassin de la Villette, des téléphones mais aussi des armes et des obus jusqu’à des coffres forts retrouvés le plus souvent ouverts mais… vides, sans oublier 300 chariots de supermarchés et 56 voitures !

Le groupe se retrouve l’après-midi au collège Michelet à Paris. Jean Papoul du service des canaux et Bernard Lesueur, professeur émérite d’histoire, présentent une série de documents exceptionnels sur l’histoire des canaux parisiens. « Les sources documentaires concernant les rivières sont rares, reconnaît Bernard Lesueur. Pendant longtemps ces pièces n’ont pas été reconnues comme des documents historiques. Beaucoup ont été détruites, à une exception près, les archives du Canal du Midi : 187 mètres d’archives linéaires de qualité remarquable ». Près de 3 000 volumes représentent un magnifique patrimoine et donnent également des indications très intéressantes sur la vie du milieu ouvrier au 19ème siècle. Tous les ouvrages d’art y sont soigneusement détaillés et tous dessinés à la plume. « C’est pour cela que j’y suis tant attaché » confesse Jean Papoul.

A l’heure du bilan

A l’heure du bilan, les commentaires des enseignants parlent d’eux-mêmes : « j’ai beaucoup appris… les intervenants étaient tous passionnants… j’ai apprécié la richesse des informations données et la documentation qui nous a été remise…j’ai découvert un univers mal connu… j’ai rencontré des partenaires et pris des contacts pour des actions futures avec mes classes… ». Ah ! si ,quand même, un gros reproche : la météo et une suggestion : « reporter le stage hors glace et neige » !

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21/01/10