Le 26 janvier dernier, l’inspecteur d’académie, Édouard Rosselet, a remis des diplômes à une trentaine de détenus de la maison d’arrêt des Hauts-de-Seine à Nanterre.
Un partenariat entre deux institutions l’Éducation nationale et l’administration pénitentiaire pour que des personnes incarcérées puissent reprendre leurs études.
Des jeunes, qui au hasard de la vie, ont quitté le système scolaire sans diplôme, au collège ou en début de lycée et qui aujourd’hui, ont préféré retrouver les bancs de l’école.
Car en prison, l’école existe bien. Ils sont vingt-sept enseignants du 1er et second degré, à la maison d’arrêt de Nanterre, à œuvrer auprès des détenus volontaires pour acquérir des formations diplômantes sur tous les niveaux d’apprentissages. Du B.2.I. (brevet informatique et internet) au C.F.G. (certificat de formation générale) en passant par le B.N.C. (brevet national des collèges), le D.A.E.U. (diplôme d’accès aux études universitaires, l’équivalent du bac), des C.A.P., B.E.P., BAC pro, B.T.S., Licences même, avec un partenariat noué au sein du centre pénitentiaire avec l’université Paris Ouest Nanterre - La Défense.
« Pour l’année scolaire 2010/2011, 139 diplômes ont été obtenus au sein de la maison d’arrêt sur environ 900 détenus », explique Serge Cabriolé, responsable de l’enseignement au sein du centre pénitentiaire. « Mais ce n’est pas toujours facile de recruter de nouveaux élèves, il faut convaincre les nouveaux arrivants, continuer à motiver ceux qui participent. »
Une mission difficile et passionnante pour redonner le plaisir d’apprendre, de lire.
Un travail aussi sur l’estime de soi-même. « Ça me redonne confiance en moi de participer à ces cours », explique un détenu d’une trentaine d’année. A côté de lui, un autre lauréat, avoue préférer aller en cours plutôt que de s’ennuyer dans sa cellule, « une façon de m’évader dit-il avec humour. »
D. P.-S.
31/01/12