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Les musiques amplifiées : art, techniques, société - 2010
Éducation artistique et culturelle  - Action éducative  - 13/12/2010

Comment les musiques amplifiées populaires s'intègrent-elles dans l'art d'aujourd'hui ? C'est autour de cette question qu'une vingtaine d'enseignants se sont retrouvés début décembre 2010, au Forum de Vauréal (95). Ils ont été accueillis par Fabrice Hubert, chargé de mission pour les musiques actuelles à l'Association Départementale d'Information et d'Actions Musicales, chorégraphiques et théâtrales (A.D.I.A.M.) du Val d'Oise, avec laquelle la délégation académique à l'action culturelle (daac) de l'académie de Versailles organise cette formation.

Naissance du blues, du jazz, origine et histoire du rock and roll : lors de la première journée, Marc Touché, chercheur au C.N.R.S. et spécialiste de la sociologie et de l'histoire des musiques amplifiées en France, brosse à grands traits le parcours de ces musiques. « Le jazz, le blues, mais aussi le rock sont arrivés en France par le biais des bals populaires dans les années 1950-1960 » explique-t-il. « L'électro-amplification, c'est l'émancipation du guitariste face au reste de l'orchestre. Et à travers ces musiques c'est aussi la jeunesse qui s'émancipe ». Lors de la deuxième journée, Frédéric Bas, professeur, réalisateur et journaliste, présente une passionnante analyse sémiotique de clips vidéo. Il montre comment le clip vidéo rend compte de la rencontre progressive de la vidéo et de la musique. Il montre également les applications esthétiques qui en découlent et le miroir que le clip vidéo renvoie sur notre société et ses codes.

« Travaux pratiques » le troisième jour, le vendredi. L'objectif de cette journée : favoriser la création d'une ambiance sonore, à partir de textes et de musiques écrits par les enseignants. Un exercice mené sous la conduite d'Éric La Blanche, auteur et chanteur, et d'Ignatus, chanteur, musicien, « tritureur » du son. « Nous allons travailler sur tous les sens du mot... sens » explique Éric La Blanche. « Ne cherchez pas à raconter une histoire mais associez des mots. Écrivez tout ce qui vous passe par la tête. Voyez comment sonne votre texte, comment il rebondit, travaillez sur la couleur sonore ». Pendant ce temps, dans le studio tout proche, Ignatus et l'autre groupe de professeurs enregistrent des boucles et des événements sonores qui accompagneront les textes. « Il faut savoir donner une dimension artistique à toutes les possibilités qu'offre la musique électronique. Un son nous emmène dans un univers. Souvent, aujourd'hui, la musique manque d'espace, de silence» observe le musicien.

L'après-midi avance. Vient le moment de la restitution. Tous se retrouvent au studio. Musiques et textes d'accompagnement, élaborés tout au long de la journée, sont interprétés avec talent, avec chaleur, par les enseignants ayant apporté, qui un accordéon, qui un saxophone, une flûte, une guitare...

Une bonne occasion de rappeler que ces interprètes, s'ils sont des enseignants sont aussi de vrais musiciens.

Et si vous demandez à ces professeurs s'ils ont été satisfaits de cette formation, la réponse fuse aussitôt : « C'était passionnant. On peut revenir demain ? »



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  • Extraits sonores



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