Politique éducative

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La mission « Éducation prioritaire et politique de la ville »

La réforme de la géographie prioritaire

Cette réforme s'imposait pour redonner à l'action des pouvoirs publics en la matière un véritable pilotage. C'est le choc de simplification appliqué à une politique de ville qui était devenue un symbole de complexité régulièrement dénoncé par la Cour des comptes mais aussi par les acteurs locaux et les habitants eux-mêmes. Une seule carte remplace désormais les trop nombreux zonages et dispositifs qui s'étaient empilé depuis vingt ans : ZUS (zone urbaine sensible), CUCS (contrats urbains de cohésion sociale), Z.R.U. (zones de redynamisation urbaine), Z.F.U. (zones franches urbaines)... C'est sur le critère unique de la faiblesse du revenu des habitants que sont, avec cette nouvelle carte, identifiées toutes les concentrations urbaines de pauvreté à travers le territoire.

Des marges de manœuvre sont laissées aux acteurs locaux pour définir, autour de ces poches de pauvreté, les périmètres exacts des quartiers auxquels s'appliquera une solidarité nationale renforcée qui s'exprimera dans des « contrats de ville » engageant tous les acteurs publics. Ce sont 1300 quartiers qui ont ainsi été identifiés en métropole.

La politique de la ville est une politique de transition permettant aux territoires connaissant les dysfonctionnements les plus importants de devenir, grâce à la concentration des efforts publics, notamment en termes de rénovation urbaine, des quartiers comme les autres. Ceux de ces quartiers qui, bien que sortant de la carte parce qu'ils vont mieux, nécessitent toutefois une vigilance de la part des pouvoirs publics, seront suivis avec attention pour y mobiliser sans faille le droit commun au service des fragilités.

Télécharger : La réforme de la géographie prioritaire (présentation de la méthodologie)

La politique de la ville apporte un soutien local, départemental aux territoires en difficulté. Le travail avec les services déconcentrés de l'État permet de relayer les politiques nationales et d'aider à leur application. L'ensemble des dispositifs rend le partenariat indispensable et nécessite des rencontres régulières entre le Conseil général, la préfecture, les collectivités locales et l'Éducation nationale. Ainsi, la politique de la ville travaille en collaboration directe avec l'Éducation Nationale notamment dans les zones d'éducation prioritaire crées par Alain Savary en 1981. Des contrats signés entre les villes et L'État organisent cette politique : les contrats de ville et les programmes de réussite éducative (P.R.E.).

Des dispositifs spécifiques ont été développés en lien avec la préfecture :

  • la mise en œuvre de l'accompagnement éducatif ;
  • la promotion des parcours d'excellence, des cordées de la réussite ;
  • des actions de lutte contre le décrochage.

Dans ce cadre partenarial le rôle de l'éducation nationale est essentiel. L'éducation nationale peut piloter intégralement un dispositif comme c'est le cas pour l'accompagnement éducatif. D'autre part, le rectorat ou la direction des services départementaux de l'Éducation nationale (D.S.D.E.N.) sont interrogés au titre de leur expertise sur les projets relevant du champ de l'éducation. Enfin, l'éducation nationale copilote les principaux dispositifs de la politique de la ville et à ce titre participe aux instances décisionnaires locales.

L'Éducation nationale assure également le suivi des contrats signés entre les villes et l'État : contrats de ville et des programmes de réussite éducative (PRE), elle participe aux comités de pilotage, a accompagné l'élaboration des nouveaux contrats, apporte conseil et expertise.

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