Pour aller plus loin

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Les bases de l'analyse

Le bilan du précédent projet académique « Horizon 2015 » est très encourageant : une meilleure fluidité des parcours scolaires, de très bons résultats aux examens et un rééquilibrage des orientations en faveur d’une hausse des qualifications indispensable à l’insertion professionnelle.

Le projet « 2020 : académie de Versailles » devra confirmer et consolider cette évolution positive.

Le dialogue stratégique de gestion et de performance entre l’académie de Versailles et le Ministère (M.E.N.E.S.R.)

Le bilan à mi-parcours du contrat d’objectifs « 2012/2016 » entre l’académie de Versailles et le Ministère (M.E.N.E.S.R.) réalisé en 2015

Les chiffres clés de l'Académie


Les lois auxquelles nous devons nous référer :

Refondation de l’école de la République du 8 juillet 2013 visant à réduire les inégalités et à favoriser la réussite de tous ;

Loi sur l’enseignement supérieur et la recherche du 22 juillet 2013, dont les fils conducteurs sont la réussite étudiante et une nouvelle ambition pour la recherche ;

Loi du 5 mars 2014 relative notamment à la formation professionnelle tout au long de la vie.

Le projet académique, une démarche d'élaboration participative

L’élaboration du projet « 2020, académie de Versailles » s’inscrit dès aujourd’hui dans une démarche collaborative, à laquelle nous vous proposons de participer en contribuant sur un ou plusieurs des axes de réflexion, qui permettront de définir ses orientations stratégiques, ses objectifs opérationnels et ses leviers d’actions.

C’est toujours un moment enthousiasmant que de vouloir dessiner les évolutions de notre académie pour les années futures !

Plus grande académie de France au regard de sa démographie et du nombre de ses personnels, l’académie de Versailles se caractérise aussi par ses territoires contrastés et par une très forte disparité socioéconomique accentuant les inégalités et limitant les conditions de réussite des élèves les plus fragiles.

Le bilan du précédent projet « Horizon 2015 » ainsi que les éléments de diagnostic partagé avec le Ministère de l’Éducation Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (M.E.N.E.S.R.) dessinent le cadre de notre action future : garantir une plus grande équité pour que chaque élève puisse bénéficier d’un parcours scolaire de réussite, quel que soit son lieu de scolarisation.

Nous connaissons les tendances démographiques de la population scolaire des quatre départements de notre académie, l’Essonne, les Hauts-de-Seine, le Val-d’Oise et les Yvelines.

Elles doivent aussi être analysées au niveau infra-territorial c’est-à-dire à l’échelle des bassins de vie afin d’engager des politiques éducatives plus justes, prenant en compte le poids des déterminismes économiques et sociaux ainsi que les faits de ségrégation scolaire, avec un seul objectif : assurer pour tous nos élèves les conditions de cette réussite scolaire à chacun des niveaux de scolarité, école, collège et lycée.

Ceci suppose d’inscrire leur scolarité dans un parcours cohérent, de garantir l’acquisition d’un niveau d’une première qualification et diplomation permettant l’insertion professionnelle et sociale, de prévenir les risques de décrochage et de rupture scolaires, de conduire aussi chaque élève au meilleur niveau de savoirs et de compétences.

C’est un chemin stimulant qui s’offre à nous pour les années à venir. S’il s’agit de construire une académie plus juste, elle se doit d’être également exigeante et ouverte sur les cultures ainsi que les évolutions sociales et technologiques. Elle se doit enfin d’être accueillante et bienveillante.

Enfin, ce projet doit s’inscrire dans une démarche d’organisation apprenante, prenant en compte les expérimentations en cours et les démarches collectives de changement, dans un esprit de confiance et de coopération. C’est pourquoi ce projet convoquera la recherche et ses actions de transfert afin d’irriguer la formation des enseignants, leurs pratiques pédagogiques et les projets éducatifs au service du développement de chaque élève.

Cette dynamique de transformation doit s’appuyer sur tous les membres de la communauté éducative de l’académie, faciliter le décloisonnement entre les services, filières et disciplines, susciter une réflexion partagée. L’intégration des apports du numérique et de la recherche doivent nous aider dans cette voie : échanger, coconstruire, valoriser l’existant, imaginer de nouvelles voies, mobiliser des méthodologies déjà éprouvées ailleurs, croiser les compétences...

S’engager dans un projet académique suppose d’inviter toutes les énergies, de nous appuyer sur les initiatives déjà engagées, de stimuler la créativité. C’est pourquoi j’ai souhaité un mode d’organisation de ce projet laissant une part importante aux échanges et aux contributions de toutes les parties prenantes de notre académie.

L’élaboration du projet « 2020, académie de Versailles » s’inscrit dès aujourd’hui dans une démarche collaborative, à laquelle nous vous proposons de participer en contribuant sur un ou plusieurs des axes de réflexion, qui permettront de définir ses orientations stratégiques, ses objectifs opérationnels et ses leviers d’actions.

 


Réussir sur un territoire hétérogène

Dès son entrée à l’école, chaque enfant doit pouvoir disposer des meilleures conditions pour développer et lier entre eux ses apprentissages. L’école maternelle joue un rôle essentiel dans la lutte contre les inégalités et l’accès à des apprentissages solides et durables. C’est précisément la raison pour laquelle elle a fait l’objet d’une redéfinition (cycle 1), qui s’est traduite par la mise en œuvre, à la rentrée 2015, du nouveau programme et la diffusion de ressources d’accompagnement.

Le cycle 2, qui couvre la période du CP au CE2, offre la durée et la cohérence nécessaires pour proposer des apprentissages progressifs et exigeants tout en prenant en compte les besoins éducatifs particuliers des élèves. Ceux-ci y apprennent à réaliser les activités scolaires fondamentales qu’ils retrouveront ensuite tout au long de leur scolarité.

Cycle d’enseignement commun à l’école et au collège (CM1, CM2 et sixième), le cycle 3 constitue, au sein de la nouvelle organisation de la scolarité obligatoire, un levier déterminant pour renforcer la cohérence éducative entre l’école et le collège et favoriser la continuité des apprentissages. Le programme curriculaire de ce nouveau cycle permettra aux élèves de découvrir puis de réinvestir chaque notion et de construire à leur rythme les apprentissages et les compétences visés, dans un parcours cohérent d’appropriation du socle commun de connaissances, de compétences et de culture.

La mise en œuvre des enseignements de ce cycle 3 exige une coopération plus large et plus approfondie entre les enseignants des premier et second degrés.

Dans une approche globale, la réforme du collège, qui entrera en vigueur à la rentrée 2016, agit sur tous les leviers pédagogiques pour améliorer la réussite des apprentissages de tous les élèves et leur permettre d’atteindre, au meilleur niveau possible, la maîtrise du socle commun de connaissances, de compétences et de culture.

Le collège doit constituer pour chaque élève le tremplin vers la poursuite de ses études, la construction de son avenir personnel et professionnel, et la préparation à l’exercice de la citoyenneté. C’est pourquoi l’objectif du collège est double : renforcer l’acquisition des savoirs fondamentaux dans tous les enseignements et développer les compétences indispensables au futur parcours de formation des collégiens.

Cependant, le niveau de compétences de l’élève à l’entrée au collège est un facteur déterminant des performances scolaires en troisième. Il intègre en partie l’influence du milieu familial de l’élève et de son capital social, qui ont déjà joué leur rôle avant l’entrée au collège.

Les indicateurs de retard à l’entrée en 6ème et en 3ème de l’académie de Versailles tendent à valider l’hypothèse selon laquelle les écarts entre les catégories sociales seraient fixés en grande partie à l’entrée en sixième. Ainsi, l’environnement social et culturel est déterminant pour expliquer les inégalités d’acquisition des compétences en fin de troisième, ce qui signifie que l’avenir scolaire de l’enfant est fortement déterminé dès la sixième.

Les taux d’accès et les taux de réussite au DNB de l’académie de Versailles indiquent un maintien, voire un accroissement pour certaines compétences, des inégalités sociales au collège, notamment mathématiques et en mémoire « encyclopédique ».

Ainsi, l’organisation de la scolarité du cycle 1 au 4 repose sur la confiance dans le professionnalisme de tous les personnels de l’académie de Versailles et libère leur capacité d’initiative, pour permettre à tous les élèves de « réussir sur un territoire particulièrement hétérogène ».

C’est l’objectif de ce 1er axe de réflexion.

 

Sécuriser un parcours choisi et ambitieux

Dans le prolongement de la scolarité obligatoire, le lycée offre des contenus d’enseignement adaptés aux enjeux de la société et répondant aux besoins des élèves. Il s’agit d’accompagner la transition entre le collège et le lycée afin que les taux d’accès aux baccalauréats, général, technologique et professionnel, assure véritablement une égale dignité de toutes les voies et des modalités de formation dans l’académie de Versailles.

Cette transition doit donc être anticipée et accompagnée en développant une orientation plus progressive et réversible permettant d’élever le niveau de qualification et l’accès à une première diplomation des lycéens, dans la perspective d’une poursuite d’études dans l’enseignement supérieur

La construction d’un projet joue dès lors un rôle important dans la persévérance scolaire et la réussite des élèves afin de « sécuriser un parcours choisi et ambitieux », objectif de ce deuxième axe de réflexion.

Il faut donc lutter contre l’abandon précoce de l’éducation et de la formation. L’origine socio-économique a une influence, plus particulièrement pour les garçons, qui ont deux fois plus de risques de quitter l’enseignement scolaire avec peu ou pas de qualifications. Cependant, plus l’origine socio-économique est élevée, moins il y a de différence entre les genres sur les taux d’abandon précoce.

La transition entre l’enseignement scolaire et l’enseignement supérieur requiert également une attention renouvelée, qui concerne toutes les filières de formation et notamment les formations professionnelles. Cet enjeu s’inscrit dans la loi pour l’enseignement supérieur et la recherche du 22 juillet 2013 et dans la stratégie Europe 2020.

L’objectif est de développer une croissance intelligente, durable et inclusive, accompagnée d’un haut niveau d’emploi, de productivité et de cohésion sociale.

C’est également une question d’équité pour la première académie de France par sa démographie scolaire aussi bien dans le 1er degré (636 900, + 6 104 à la rentrée 2015) que dans le 2nd degré hors post-baccalauréat (585 565, +4 298 à la rentrée 2015). Elle doit avoir pour objectif une démocratisation exigeante, non seulement de l’accès mais également de la réussite dans l’enseignement supérieur.

La diversité des territoires de l’académie de Versailles l’engage à mobiliser les énergies, dont elle dispose, pour relever les défis scientifiques, technologiques, environnementaux et sociétaux du XXIème siècle au bénéfice des jeunes, qu’elle forme.

 

Devenir un citoyen du monde : ouvert, créatif et solidaire

La loi n° 2013-595 du 8 juillet 2013 d’orientation et de programmation pour la refondation de l’École de la République, dans son rapport annexé, a fait de l’amélioration du climat scolaire une priorité « pour refonder une École sereine et citoyenne ».

Un climat scolaire serein, garant de la sécurité de chacun, constitue la condition première de la réussite des élèves dans leurs apprentissages et des enseignants dans l’exercice de leurs missions. Il faut donc former chaque élève pour qu’il devienne un citoyen éclairé, instruit, éduqué, autonome, cultivé et porteur des valeurs de la République.

Pour atteindre cet objectif, l’école doit aussi concilier des enjeux qui ont parfois été perçus comme contradictoires : connaissances et compétences ; culture personnelle et insertion professionnelle ; acquisition des fondamentaux et projets collectifs.

L’exigence de l’École se déploie autant envers les connaissances, les compétences et la culture, que dans leur nécessaire démocratisation. Celle-ci passe par une École ouverte et inclusive, pour que tous les élèves puissent avoir accès à la richesse de ce qu’elle transmet, grâce à l’engagement quotidien de celles et ceux qui la font vivre.

L’académie de Versailles bénéficie d’un potentiel démographique, économique et culturel que sa taille et son poids, en terme de démographie scolaire, permettraient de mieux valoriser pour que chaque jeune « devienne un citoyen du monde : ouvert, créatif et solidaire » (3ème axe de réflexion). Il lui faudra acquérir des compétences interculturelles, qui ne sont pas innées et qui s’acquièrent par l’éducation et l’expérience vécue afin de réussir sa vie dans toute la complexité et l’hétérogénéité du monde moderne qui est le nôtre.
Apprendre à vivre ensemble entre tous les membres de la communauté mondiale représente un enjeu d’une actualité toute particulière.

 

Accueillir, former, valoriser les personnels

La professionnalisation de la formation initiale des futurs professeurs et personnels d’éducation est un enjeu majeur de la loi de refondation de l’école de la République. Elle s’opère désormais de manière progressive, dès la licence, puis durant les deux années de master. Il s’agit d’une évolution profonde par rapport au modèle de formation, où l’acquisition des savoirs précédait les apprentissages professionnels.

Première académie d’accueil et de formation des personnels d’enseignement et d’éducation, l’académie de Versailles doit prendre en charge un nombre toujours plus élevé de nouveaux enseignants dans le premier (1 751 stagiaires à la rentrée 2015) comme dans le second degré (1 517 stagiaires à la rentrée 2015), auxquels s’ajoutent des contractuels en nombre presque équivalent.

Cependant, la réussite des élèves ainsi qu’une difficulté à attirer et fidéliser les enseignants dans ses territoires les plus fragiles demeurent le point nodal des problématiques de l’académie de Versailles dans un contexte de croissance constante et massive de ses effectifs.

Or, la réussite de tous les élèves repose, dès le début de leur scolarité, sur une prise en charge adaptée, pédagogiquement et didactiquement. L’accompagnement et la formation de chaque professeur, mais aussi des équipes, constituent donc des enjeux majeurs pour l’académie de Versailles.

Il convient d’adopter une démarche nouvelle où, tout au long du cursus de formation initiale et/ou continue, savoirs et compétences professionnelles se combinent en étroite relation avec les contextes d’exercice du métier et les approches scientifiques et didactiques.

La formation professionnelle vise également à permettre la mise en œuvre des pratiques pédagogiques et éducatives les plus propices à la réussite et au bien-être des élèves et répondre à trois grands objectifs : l’adaptation immédiate des personnels à leurs fonctions, l’adaptation aux évolutions prévisibles de leur métier, l’acquisition ou le renforcement de compétences professionnelles.

Il ne s’agit pas de juxtaposer des savoirs et des compétences, mais de les combiner en relation étroite avec les situations d’exercice du métier et avec les finalités pédagogiques et professionnelles des « personnels pour mieux les accueillir, les former et les valoriser » (quatrième axe de réflexion).

 

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